Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
L'UFC Que Choisir 43

L'UFC Que Choisir 43

Blog de l'Association UFC QUE CHOISIR DE HAUTE LOIRE

Publié par UFC QUE CHOISIR de Haute Loire

Cela fait maintenant quelques années déjà que les systèmes sans-clef (keyless) se généralisent sur les véhicules haut-de-gamme, et même plus récemment, sur des modèles mois onéreux.

Le principe de fonctionnement est assez simple : la clef envoie un signal radio à la voiture, ce qui permet au propriétaire d'ouvrir le véhicule dès qu'il se rapproche de sa voiture et même souvent, de le démarrer sans avoir à insérer quoi que ce soit.

Malheureusement, la plupart de ces systèmes peuvent être piratés assez facilement, mais sous conditions. Il faut en effet que l'un des malfrats suive le propriétaire avec un récepteur calé sur la fréquence de la clef (pendant qu'il fait ses courses par exemple). Son complice sera de son côté, situé près du véhicule avec un émetteur. Les deux appareils sont en fait de simples prolongateurs de signaux, qui se contentent de répéter la fréquence de la clef à plusieurs centaines de mètres. L’auteur du vol ne pourra pas redémarrer la voiture une fois hors de portée du signal, mais le moteur ne s'éteindra qu'à la prochaine panne d'essence, ce qui lui laissera le temps de parcourir quelques centaines de kilomètres avec le réservoir plein.

On s'étonne quand-même que tous ces systèmes d'ouverture à distance ne soient que de simples émetteurs, et qu'il n'y ait pas une protection supplémentaire.


Ce qui fait que le vol se fait donc sans effraction. Les soucis avec l’assurance du véhicule commencent.

Difficile à contrer, cette technique dite du vol à la souris présente aussi l’inconvénient de ne laisser aucune trace. Si par chance vous retrouvez votre véhicule, votre assureur risque en conséquence de vous opposer une fin de non recevoir. Trop de contrats d’assurance auto excluent toute indemnisation en l’absence de traces du vol : une serrure de portière forcée, des fils électriques sectionnés, une colonne de direction trafiquée…

Heureusement, la donne est en train de changer : les compagnies d’assurances commencent à adapter leurs contrats et les juges donnent raison aux victimes de vol sans effraction.

  • le 22 septembre dernier, la Cour d’appel de Paris a donné raison à un automobiliste contre son assureur, qui refusait toute indemnisation au motif que la voiture déclarée volée avait été retrouvée sans trace d’effraction. L’assureur s’appuyait entre autre sur la clause de son contrat stipulant que si le véhicule était retrouvé sans effraction, la garantie vol n’était pas acquise. La Cour d’Appel de Paris s’est appuyée sur l’article R132-2 (code de la consommation) qui présume abusives « les clauses ayant pour objet ou pour effet de limiter indûment les moyens de preuve à la disposition du consommateur », au professionnel à apporter la preuve contraire. A la cour de Cassation de confirmer cet arrêt.
  • certains contrats commencent à s’adapter à ces nouvelles méthodes de vol. Ainsi, la GMF prévoit expressément, dans toutes ses formules Auto Pass, que le vol soit reconnu dès lors qu’il y a effraction mécanique ou électronique du véhicule de ses organes de direction et de mise en route…

Le contrat auto de la BNP Paribas applique les mêmes garanties.

Rappelons qu’en cas de vol de véhicule, le propriétaire dispose de 48 h pour porter plainte et faire une déclaration à son assureur. Il faudra ensuite attendre 30 jours (délai au bout duquel on estime le véhicule définitivement volé) pour prétendre à une indemnisation.

UFC QUE CHOISIR 43, G.A

Hébergé par Overblog