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L'UFC Que Choisir 43

L'UFC Que Choisir 43

Blog de l'Association UFC QUE CHOISIR DE HAUTE LOIRE

Publié par UFC QUE CHOISIR de Haute Loire

 

Le Constat :

Aujourd’hui 2 restaurateurs sur 3 utilisent des plats surgelés à la confection de leurs menus. Le fait maison semble avoir disparu de nos assiettes.

De plus en plus de restaurateurs optent pour des plats surgelés, plus facile à préparer, et parfois les déguisent en plats « faits maison ».

Les évolutions :

Censée mettre en valeur les restaurateurs qui confectionnent eux-mêmes leurs plats, la mention « fait maison » vient d’être améliorée. Reste à convaincre les professionnels de l'adopter… et à le faire connaître des consommateurs.

C’est pourquoi, le gouvernement a publié le 7 mai un décret apportant des modifications substantielles à ce sésame, censé distinguer les restaurateurs évitant de servir des plats industriels à leurs clients. Lancé l'an dernier, ce label "fait maison" s'était jusque-là heurté au scepticisme des professionnels.

Concrètement, ne sont désormais considérés comme "fait maison" que les aliments crus transformés sur place, c'est-à-dire n'ayant pas été modifiés antérieurement (hormis quelques exceptions comme le fromage, le pain ou encore la charcuterie). L'objectif est notamment d'inciter les restaurateurs à ne plus proposer de légumes surgelés.

Autre évolution qui devrait clarifier la donne pour les consommateurs : les nouvelles règles d'utilisation de la mention "Les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts". Jusqu'à présent, tous les restaurateurs - qu'ils fassent du fait maison ou pas - devaient afficher cette phrase. Cela ne sera plus le cas : seuls ceux qui cuisinent vraiment leurs produits pourront l'utiliser.

Pour le consommateur, ce nouveau texte constitue donc une réelle avancée en matière de transparence. Reste toutefois une zone d'ombre sur la définition des produits "crus". Les restaurateurs pourront en effet cuisiner des aliments frais ou congelés, s'ils n'ont pas été cuits.

Ainsi, cette mention s’applique à toute la carte (comme les desserts, entrées, plats de résistances). Cependant, il est des cas où des produits bruts peuvent être considérés comme un plat fait maison. Il s’agit par exemple, du pain, du fromage, ou encore des condiments. La liste se veut être complète à l’article D121-13-1 III du Décret n° 2014-797 du 11 juillet 2014

Vous avez dit sanction.

Le code de la consommation prévoit même des sanctions, en cas de manquement aux critères du fait maison. En effet, le délit de publicité mensongère ou de tromperie peut-être retenu à l’encontre du commerçant.

Par ailleurs, la liste des exceptions est simplifiée, ce qui exclut, par exemple, la pâte feuilletée déjà prête : seule la pâte confectionnée sur place pourra être annoncée « fait maison ».

 

Les restaurateurs adopteront-ils ce nouveau label ?

Evidemment, certains restaurateurs sont contre ce dispositif, puisque, des études estiment que la cuisine fait maison engendre des frais supplémentaires de mains d’œuvres pouvant aller jusqu’à 40% pour le commerçant. En outre, les produis frais sont aussi bien plus cher au kilo que les produits surgelés.

Même si la mention n’est que facultative, les critères sont désormais assez précis pour inciter les professionnels qui fabriquent tout eux même à mettre en valeur ce critère.

Au-delà de son impact sur les professionnels, il faudra aussi faire la promotion du label auprès des consommateurs, qui sont encore nombreux à ne pas connaître la signification de ce logo en forme de petite maison.

Avec la participation de Sylvain VIDON.

 

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