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L'UFC Que Choisir 43

L'UFC Que Choisir 43

Blog de l'Association UFC QUE CHOISIR DE HAUTE LOIRE

Publié par UFC QUE CHOISIR de Haute Loire

La France fait partie des premiers pays européens en ce qui concerne l’utilisation des engrais minéraux et des produits phytosanitaires. Cela semble inéluctable si l'on veut garantir une balance commerciale positive pour l'agriculture et si l'on veut nourrir une population de plus en plus nombreuse et de plus en plus consommatrice sans compter . Il est nécessaire de s’arrêter et de réfléchir à nos pratiques.

Engrais azotés : Un bilan fait apparaître un excès de la circulation de l'azote utilisée en agriculture. Plus de 50% de l'azote utilisée n'est pas assimilée par les plantes, elle est rejetée dans l'eau, l'air ou stockée dans le sol ;

Produit phytosanitaires : Selon une étude du Commissariat Général au Développement Durable de Décembre 2015 il est à noter un coût de 260 à 360 millions d'euros pour remédier aux conséquences environnementales de l'usage de ces substances chimiques. On retrouve des résidus phytosanitaires partout et certains produits se révèlent être des perturbateurs endocriniens surtout chez les jeunes enfants.

Eau potable : Dans de nombreuses régions, l'eau des nappes phréatiques est impropre à la consommation humaine, à cause de taux de nitrates trop élevés.

Traiter les conséquences plutôt que la cause a un coût deux fois plus cher.

  • 0,24 Euros /m3 en préventif,
  • 0,45 et 0,41 pour le palliatif et le curatif.

Actions :

Des actions ont été initiées à l’échelon européen :

- Plan ECOPHYTO pour les pesticides,

- Plan NITRATES pour les engrais azotés.

Ambition : Diminuer de 50% l'utilisation des pesticides à l'horizon 2018 Ce fut un échec on a constaté une stagnation et même une légère augmentation des doses employées.

Un deuxième plan a vu le jour en Octobre 2015 avec pour objectif la réduction en deux temps :

-25% en 2020, -50% en 2025.

Un budget a été débloqué qui pose le contrôle de l'utilisation des fonds publics. Dans cette étude les agriculteurs sont montrés du doigt, mais nous devons réfléchir à nos propres pratiques de jardinier amateur. Commençons par donner l'exemple et modifions nos pratiques culturales.

La notion de mauvaise herbe est bien souvent à revoir. Arrêtons de leur faire une chasse systématique et privilégions le binage ou l’arrachage manuel à l’emploi de phytosanitaires on préservera ainsi l’équilibre biologique de notre jardin.

Ces plantes constituent souvent un couvert végétal évitant un trop grand dessèchement en cas de canicule. Par ailleurs, ces plantes, souvent, se révèlent indispensables pour fidéliser des insectes ou animaux divers, « amis du jardinier ». Puisons dans le savoir des anciens il est très riche. En ce qui concerne les agriculteurs évitons le répressif à tout crin mais encourageons les pratiques réfléchies et raisonnées. Quand on prend le temps de discuter avec eux, nombreux sont ceux, surtout parmi les jeunes, qui voudraient faire évoluer leurs pratiques vers un fonctionnement respectueux de l’environnement, il faut les encourager les guider et les accompagner.

Conclusion :

Jardiner au naturel est une évidence, malheureusement la situation actuelle est le résultat d'une politique de course au profit et au productivisme à tout pris qu'a pris notre agriculture depuis des décennies. On voit que par nos pratiques on va à la catastrophe, l'eau l'air sont des ressources que l'on ne doit pas gaspiller, il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard.

Paul DENAIS

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