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L'UFC Que Choisir 43

L'UFC Que Choisir 43

Blog de l'Association UFC QUE CHOISIR DE HAUTE LOIRE

Publié par UFC QUE CHOISIR de Haute Loire

Pas de nouvel an sans bulles.

vu sur 60 millions de consommateurs.

Encore faut-il trouver la bouteille qui corresponde à vos attentes. Car le champagne présente une particularité : il propose, sous une même appellation, une multitude de vins assez différents.

Explications :

Blancs de blancs ou blancs de noirs, bruts sans année résultant d’un assemblage de crus, de cépages et d’années différents, rosés, millésimés, secs, demi-secs, doux… Comment s’y retrouver dans la multitude de champagnes ? D’autant qu’un prix élevé n’est pas obligatoirement synonyme de qualité supérieure. Nos dégustations depuis une quinzaine d’années l’ont démontré.

Le premier critère de choix : la marque

La plupart des champagnes commercialisés dans les grandes et moyennes surfaces sont bien de marque : les Mercier, Pommery, Moët & Chandon, Laurent-Perrier et autres sont élaborés par des négociants-manipulants qui achètent des raisins, des moûts ou des vins tranquilles aux viticulteurs et effectuent ensuite assemblages (parfois jusqu’à 50 cuvées différentes) et élevages. Les grandes marques s’attachent à produire un assemblage de qualité constante chaque année.

Vous trouverez également des marques propres aux enseignes (par exemple, Veuve Émille chez Auchan), qui n’ont en général rien à envier aux étiquettes plus connues.

Quant aux champagnes de vignerons, ils sont plutôt rares en grandes surfaces, faute de volumes suffisants. Mais aller acheter son champagne directement chez le viticulteur peut se révéler payant. Reste toutefois à trouver la bonne adresse… Faites appel à votre persévérance ou aux bons tuyaux de vos connaissances.

Savoir décrypter l’étiquette

L’étiquette donne des indications sur la nature du producteur, sous forme d’initiales, en tout petits caractères.

  • CM : coopérative de manipulation. Elle élabore les vins avec les raisons fournis par ses adhérents et les commercialise sous sa marque.
  • MA : marque d’acheteur. C’est une marque appartenant à une enseigne de la grande distribution qui a acheté à une maison de négoce ou une coopérative un certain volume en lui demandant d’apposer sa propre étiquette sur les bouteilles.
  • NM : négociant-manipulant. Il achète des raisins, des moûts ou des vins tranquilles aux viticulteurs et effectue ensuite assemblages et élevages. Il produit les champagnes de marque.
  • RC : récoltant-coopérateur. Viticulteur qui donne ses raisins à vinifier à la coopérative et vend ensuite sous son étiquette des vins de la coopérative, qui ne proviennent donc pas uniquement de ses raisins.
  • RM : récoltant-manipulant. Le vin a été produit par un vigneron à partir des raisins de ses propres vignes.

Faire son choix parmi les différents vins

- Les bruts sans année

Assemblages de cépages, d’années et de crus différents, ces champagnes qui doivent vieillir 15 mois avant d’être commercialisés sont les plus connus des consommateurs. Nos dégustations montrent que ces vins ont souvent un défaut : un excès de dosage (le mélange de sucre de canne et de vins de réserve ajouté en fin d’élevage) laissant une fin de bouche un peu pâteuse.

- Les rosés

Avec 7 % de la production, les rosés tendent à devenir une catégorie à part entière, dont la qualité va croissant. Ils sont élaborés soit en mélangeant champagne et vin rouge champenois (il s’agit de la seule appellation en France autorisée à mélanger blanc et rouge pour produire du rosé), soit en optant pour une vinification de vin rouge avec macération courte des peaux de raisin (rosé de saignée). Ils peuvent être bruts sans année ou millésimés.

On peut les consommer à l’apéritif ou sur un dessert aux fruits rouges, mais ils sont souvent de 20 à 25 % plus chers que les champagnes classiques.

- Les blancs de blancs

Ce champagne est réalisé avec le seul cépage chardonnay.

- Les blancs de noirs

Le champagne blanc est réalisé avec des cépages rouges, pinot noir et pinot meunier.

- Les millésimés

Lorsque les élaborateurs estiment que les raisins et les moûts sont d’une qualité exceptionnelle, ils les commercialisent en faisant figurer le millésime sur l’étiquette. Ce sont donc théoriquement les meilleurs, et leur prix est, bien sûr, proportionnel à cette qualité supposée.

- Les cuvées spéciales ou de prestige

Pour souligner l’origine de son vin, le vinificateur utilise uniquement les raisins d’un seul terroir ou d’une seule commune.

Brut ou doux… une question de goût

Vous pouvez acheter des vins à teneur en sucre plus ou moins élevée. En effet, au moment du dégorgement des bouteilles, on ajoute un mélange de sucre de canne et de vins de réserve. Cette liqueur d’expédition va déterminer la nature du vin :

  • Non-dosé : moins de 3 grammes de sucre par litre.
  • Extra-brut : moins de 6 g de sucre par litre.
  • Brut : entre 6 et 15 g.
  • Extra-dry : de 12 à 20 g.
  • Sec : 17 à 35 g au litre.
  • Demi-sec : de 33 à 50 g par litre.
  • Doux : plus de 50 g par litre.

La tendance générale est à la réduction du taux de sucre. La plupart des champagnes affichent désormais moins de 10 grammes de sucre.

Les non-dosés et extra-bruts ont le vent en poupe, même s’ils restent une niche à prix élevé, représentant à peine plus de 1 % de la production champenoise. Ils se marient très bien avec les huîtres et les sushis, mais ce sont des champagnes plus vineux, qui ne conviennent pas à tous les palais.

Et pourquoi ne pas opter pour un bon crémant ?

Compte tenu des prix parfois extravagants du champagne, la question mérite d’être posée : les crémants, qui coûtent entre 4 et 10 €, ne sont-ils pas un bon moyen de faire quelques économies tout en se faisant autant plaisir ?

Depuis le milieu des années 70, l’appellation “crémant” a été officialisée et l’élaboration de ces vins est strictement identique à celle des vins de Champagne : les crémants de Bourgogne, Bordeaux, Alsace, Loire, Jura, Limoux et Die sont des AOC et répondent à un rigoureux cahier des charges.

Pour les crémants, il n’y a généralement que des blancs ou des rosés. Ces vins peuvent également avoir des teneurs en sucre différentes les unes des autres, identiques à celles qui sont en vigueur pour le champagne.

Quelques conseils pour boire le champagne

Les bruts sans année et les blancs de blanc doivent être servis entre 7 et 9 °C. Les millésimés et les cuvées spéciales, plus concentrés et plus vineux, peuvent supporter une température légèrement supérieure, de 10 à 12 °C.

Pour rafraîchir les bouteilles, placez-les dans le réfrigérateur trois ou quatre heures avant de les ouvrir. Mieux, plongez-les dans un seau à champagne rempli d’eau fraîche et de glaçons pendant une demi-heure.

Pour les verres, proscrivez les coupes évasées qui laissent fuir les arômes et préférez les flûtes, hautes et étroites, qui permettent également de mieux apprécier le cordon de bulles.

A l’apéritif, servez un blanc de blanc, fin et aromatique, qui n’agresse pas le palais. Pour un cocktail, un brut sans année, blanc ou rosé, fera très bien l’affaire. Pour accompagner un repas entier, préférez un champagne qui a du corps et une bonne longueur en bouche. Les millésimés et les cuvées spéciales devraient convenir. Au dessert, un demi-sec servi très frais accompagnera les pâtisseries et les entremets. Pour les desserts à base de fruits rouges, n’oubliez pas les champagnes rosés.

60 millions de consommateurs

 

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