Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'UFC Que Choisir 43

L'UFC Que Choisir 43

Blog de l'Association UFC QUE CHOISIR DE HAUTE LOIRE

Publié par UFC QUE CHOISIR de Haute Loire

CARTE DE PAIEMENT SANS CONTACT, QUELS RISQUES ?

Bien que ce sujet ait déjà fait l'objet d'un article dans l'Act'UFC du 11 mars, il nous a paru utile de revenir sur ce sujet qui petit à petit se développe dans notre quotidien.

Plus de 18 millions de cartes disposent de la fonction de paiement sans contact, le plus souvent sans que le titulaire le sache en l'absence d'information de la part de sa banque.

 

Comment savoir si votre carte dispose de cette fonction ?

Elle est appelée «NFC » ( Near Field Communication) et vous pouvez 

la repérer avec un logo présent dans un coin de votre carte qui

ressemble au panneau annonçant un radar.

 

Quelle utilité ?

Vous pouvez régler tous vos achats d'un montant inférieur à 20 € sans taper votre code, tout simplement en posant votre carte sur le terminal de paiement du commerçant.

Les pouvoirs publics sont très favorables à son développement avec l'espoir qu'en 2016 toutes les cartes bancaires soient équipées de cette fonction.

Aujourd'hui moins de 2 % des transactions sont réalisées avec ce mode de paiement boudé par les français encore très attachés à la monnaie sonnante et trébuchante.

Selon un sondage, nous serions 86 % a souhaiter que l'argent liquide ne disparaisse pas de nos portes monnaies.

 

Y-a t-il des risques de piratage ?

Tous les spécialistes en sécurité informatique sont d'accord pour dire que les données contenues dans ce dispositif sont piratables dans un rayon de 15 m. Cette possibilité a été confirmé par les experts de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) qui a ouvert une enquête en 2012.

A la suite de cette enquête, la CNIL a exigé des banques qu'elles enlèvent des données « détournables » les noms des titulaires et les dates d'échéance des cartes.

Elle a aussi demandé que les clients soient informés de cette fonction et que l'activation soit réalisée avec leurs consentement.

 

Peut-on obtenir cette désactivation facilement ?

Non, la plupart des établissements bancaires imposent cette fonction et s'ils donnent la possibilité de la désactiver, ils font parfois payer pour le faire.

Si vous souhaitez cette désactivation ou avoir une carte sans cette fonction, vous pouvez saisir la CNIL qui entend faire respecter la loi.

 

Comment cela va se passer en cas d'utilisation frauduleuse ?

Cette procédure de paiement par définition n'est pas sécurisée en l'absence d'authentification du porteur, un fraudeur pourra utiliser la carte pour des achats de moins de 20 € jusqu'à l'opposition du titulaire officiel.

La banque doit rembourser mais comment saura t-on que les opérations étaient frauduleuses ?
Quand on voit les difficultés pour se faire rembourser sur une utilisation de la carte classique ou la banque renvoie toujours la faute sur l'imprudence de son client, on peut se poser des questions.

 

Peut-on protéger sa carte ?

Oui , il existe des étuis qui permettent de bloquer les ondes permettant le piratage, leur coût est très faible ( quelques euros) et vous pouvez même en en obtenir un gratuitement chez nous, à l'UFC Que Choisir 43.

 

Quel avenir pour cette carte, quelles leçons en tirer ?

Il est clair que l'objectif des banques et des pouvoirs publics est de supprimer le paiement par chèque mais aussi avec l'argent liquide ( pièces et billets).

Il est probable que le montant payable sans contact augmentera au delà de 20 €.

Si le paiement par carte devient l'unique moyen de paiement, comment fera t-on en cas de perte ou vol ? Comment les individus non bancarisées, peu enclins à utiliser les cartes bancaires vont pouvoir faire leurs achats courants ?

On parle dans cet article de la carte bancaire mais il y a aussi le paiement par téléphone portable qui se développe sur les mêmes principes avec les mêmes risques.

Henri OLLIER

 

L'ASSURANCE EMPRUNTEUR, DU NOUVEAU POSITIF

Nous avons souvent parlé de l'assurance emprunteur, notamment de son coût anormalement élevé par rapport aux risques couverts. Les bénéfices réalisés par les sociétés spécialisées et les banques avaient été chiffrés à 16 milliards d'euros. Notre échelon national avait tenté d'en faire restituer une partie aux emprunteurs par voie judiciaire mais le jugement de septembre 2014 nous à été defavorable.

Il y a eu pourtant deux lois successives pour améliorer la situation et ouvrir le marché de la concurrence afin de voir baisser les montants de ces assurances : la loi Lagarde de 2010 et la loi Hamon de 2014.

Avec la loi Lagarde, on pouvait souscrire une assurance différente de celle proposée par le banquier. Dans les faits, c'était très difficile car le banquier jouait sur le taux du prêt pour décourager l'emprunteur d'aller ailleurs.

La loi Hamon va plus loin en donnant le droit de résilier l'assurance emprunteur choisie par la banque pour lui substituer un nouveau contrat avec les mêmes garanties dans les douze mois après la signature du prêt.

Ainsi en résiliant dans les mois suivants la réalisation du prêt, le taux du prêt ne peut plus varier. Un exemple récent a vu le tribunal donner raison à un client ayant résilié son contrat avec le Crédit Lyonnais pour le remplacer par une assurance prise à la Macif.

Ce jugement risque de faire jurisprudence et il va être conforté par un décret dont les dispositions entreront en vigueur en mai 2015.

Chaque banque devra donner une liste de 11 critères choisis dans une liste de 18 et les communiquer à son emprunteur. Celui-ci pourra consulter la concurrence sur cette base et la banque prêteuse ne pourra pas refuser la résiliation si l'équivalence est réelle avec le nouveau contrat.

Ces deux éléments sont une avancée intéressante dans ce dossier, nous verrons dans les prochains mois leur efficacité.

Si vous êtes dans le cas ou vous pouvez négocier et résilier dans les douze mois et que vous le faites, donnez nous les résultats de votre opération, ça nous intéresse.

Henri OLLIER

Hébergé par Overblog